Traditionnellement, le dernier trimestre de l’année constitue le temps fort du PER. La raison ? Son avantage fiscal. Le plan permet en effet de déduire de son revenu imposable les versements effectués, dans la limite d’un plafond.
L’intérêt de cette déduction dépend alors directement de votre taux marginal d’imposition (TMI), c’est-à-dire du taux auquel est taxée la dernière tranche de vos revenus. Plus ce taux est élevé, plus l’économie d’impôt réalisée à l’entrée est importante. C’est la raison pour laquelle nous estimons que le PER n’est réellement intéressant qu’à partir d’un TMI de 30 %.
Si vous n’êtes soumis qu’à la première tranche à 11 % du barème de l’impôt sur le revenu – ou, a fortiori, si vous n’êtes pas imposable –, passez votre chemin. En effet, le risque serait grand de voir votre niveau d’imposition à la sortie dépasser l’économie d’impôt dont vous avez profité à l’entrée. Une mauvaise affaire, en somme.
Un plafond, mentionné sur l’avis d’imposition
Si vous êtes dans la cible du PER, c’est-à-dire fortement taxé sur vos revenus marginaux, le dispositif peut alors devenir très efficace. Mais attention, les versements déductibles que vous pouvez réaliser sont limités.
Chaque membre du foyer fiscal, majeur et âgé de moins de 70 ans, dispose d’un plafond individuel de versement déductible. Ce plafond est commun à l’ensemble des dispositifs d’épargne retraite et est calculé, sur la base de vos revenus professionnels de l’année N-1.
Pour 2026, ce plafond correspond à 10 % de vos revenus professionnels de 2025, dans la limite de 37 680 euros, ou à 10 % du Plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) 2025, soit 4 710 euros, si ce montant est plus élevé. Le rattrapage, actuellement des trois derniers plafonds non utilisés, est également possible.
Rassurez-vous, cette information est communiquée par l’administration fiscale. Il vous suffit de consulter votre avis d’imposition 2026, reçu cet été…
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