PER : les frais des contrats en léger repli
Bonne nouvelle pour les détenteurs d’un plan d'épargne retraite individuel. La plupart des frais ont reculé en 2025, selon un récent rapport.
Le système français de retraite pourrait connaître une dégradation financière bien plus importante que prévu dans les prochaines décennies, selon les nouvelles projections du Conseil d’orientation des retraites.

Nos conseillers vous répondent du
lundi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 18h
En France, le financement des retraites repose sur le principe de la répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle : les cotisations vieillesse des actifs servent à payer les pensions des retraités. Or, selon les nouvelles projections démographiques de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) reprises dans le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) dévoilé le 11 juin 2026, cet équilibre risque d'être de plus en plus difficile à maintenir.
La raison principale tient à l'effondrement de la fécondité. À partir de 2028, chaque femme aura en moyenne 1,45 enfant, contre 1,8 enfant dans les hypothèses utilisées jusqu'à présent. Cette évolution réduit le nombre de personnes appelées à entrer sur le marché du travail, et donc à financer le système de retraite. Conséquence : les recettes des régimes de retraite vont progresser moins vite que les dépenses (les pensions de retraite), qui vont augmenter sous l’effet du vieillissement de la population.
Cette détérioration démographique se traduit par une révision importante des prévisions financières. D'après le COR, le déficit global des régimes de retraite pourrait atteindre 92,2 milliards d'euros en 2070. Dans le rapport annuel de l’an passé, la même projection s'établissait à « seulement » 55,4 milliards d'euros.
Heureusement, certains indicateurs atténuent partiellement les effets de la baisse de la natalité. Les projections d'espérance de vie ont d'abord été légèrement revues à la baisse. Les retraités de demain devraient continuer à vivre plus longtemps que les générations actuelles, mais la progression sera un peu moins rapide qu'anticipé auparavant.
Autre facteur favorable : le solde migratoire. Les nouvelles estimations tablent sur un excédent annuel de 150 000 personnes entre les entrées et les sorties du territoire, contre 70 000 dans les scénarios précédents. Selon le COR, cette évolution compensera au trois quarts les effets négatifs liés à la baisse des naissances.
Le COR estime que l'âge effectif de départ à la retraite poursuivra sa progression au fil des générations. Alors que les personnes nées en 1955 sont parties en moyenne à 62 ans, celles nées en 2000 pourraient quitter la vie active autour de 64,6 ans. Cette évolution résulte à la fois du relèvement de l'âge minimum de départ et de l'allongement de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une pension sans décote.
Les projections ne concernent pas seulement la date de départ à la retraite. Elles montrent également une érosion progressive du niveau relatif des pensions.
Pour les salariés du privé, la retraite représentera une part moins importante du dernier revenu d'activité qu'aujourd'hui. Chez les non-cadres, le taux de remplacement passerait ainsi de 75 % à 68 % entre les générations nées en 1955 et en 2000. Chez les cadres, il reculerait de 53 % à 47 %.
Cette tendance trouve son origine dans les règles de revalorisation des pensions. Depuis 1993, celles-ci évoluent en fonction de l'inflation dans le secteur privé (et non plus selon l’évolution des salaires). Comme les rémunérations augmentent généralement plus vite que les prix, l'écart se creuse progressivement entre les revenus des actifs et ceux des retraités.
La baisse du niveau relatif des pensions s'explique également par les évolutions intervenues à l’Agirc-Arrco. Le régime de retraite complémentaire des salariés du privé a ajusté les paramètres de son système afin de rétablir son équilibre financier. Ces changements ont réduit le rendement du point Agirc-Arrco.
L'impact est loin d'être marginal. La retraite complémentaire représente, en moyenne, 30 % de la pension globale des salariés non-cadres et jusqu’à 60 % de celle des salariés cadres.
Les agents publics devraient, eux aussi, voir leur taux de remplacement diminuer au fil des générations. Selon les estimations du COR, il passerait de 63 % pour les natifs de 1955 à 56 % pour ceux de 2000. Cette évolution s'explique notamment par la place grandissante prise par les primes dans la rémunération des fonctionnaires.
Contrairement au traitement indiciaire, les primes n'entrent pas dans le calcul de la retraite des agents de la fonction publique. Leur progression au cours des dernières années contribue à réduire la part de la rémunération prise en compte pour déterminer le montant de la pension des fonctionnaires.
Au-delà des débats sur les futures réformes, une tendance de fond se dessine : les pensions devraient représenter une part de plus en plus faible des revenus d'activité. Dans ce contexte, il devient essentiel d'anticiper la baisse probable de son niveau de vie à la retraite en se constituant progressivement une épargne dédiée à la retraite.
Bonne nouvelle pour les détenteurs d’un plan d'épargne retraite individuel. La plupart des frais ont reculé en 2025, selon un récent rapport.
Depuis le 14 juin 2026, les parents confrontés à la maladie grave, au handicap ou à un accident particulièrement sérieux de leur enfant peuvent récupérer tout ou partie de l’épargne placée sur leur plan d’épargne retraite.
Immobilier en direct, assurance vie, Plan d’épargne retraite… de nombreuses stratégies existent pour préparer sa retraite. Mais l’une d’entre elles, encore méconnue, présente de nombreux atouts. Il s’agit de l’achat de parts de SCPI en nue-propriété.