Fiscalité : pourquoi loger des SCPI dans un PER ?

Retraite Immobilier
2 min
Publié le 01/08/2026

Impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, IFI… Avez-vous pensé au PER pour vos SCPI ? Les explications de Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.fr, pour le journal Investir. 

Tribune de Gilles Belloir
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Plus souple que ses prédécesseurs (Perp, Madelin, Prefon…), le PER a séduit des millions d’épargnants soucieux de préparer efficacement leur retraite. Parmi ses nombreux avantages, on pense bien sûr à la possibilité d’y effectuer des versements déductibles de son revenu imposable (dans la limite d’un plafond). Un atout indéniable, en particulier pour les plus taxés dont le taux marginal d’imposition (TMI) est important. 

Mais cette carotte fiscale à l’entrée est loin d’être son seul atout, en particulier au regard de l’immobilier. 

Eviter l’IR sur les loyers 

Au même titre que son grand frère le contrat d’assurance vie, le PER est une enveloppe de capitalisation. Cela signifie que les gains (plus-values et intérêts) générés par le contrat ne sont fiscalisés qu’au moment du retrait. Un avantage de taille en particulier si vous êtes attirés par l’immobilier locatif, au travers notamment des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), qui distribuent des revenus réguliers.  

Car lorsqu’une SCPI est détenue en direct, les dividendes (de source française) qu’elle verse sont soumis chaque année au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), dont les taux évoluent de 11% à 45%, et aux prélèvements sociaux de 17,2%. La retenue totale peut alors dépasser les 60%, un taux de prélèvement confiscatoire. 

Sur le PER, pas de taxation tant qu’il n’y a pas de retrait. Et lors d’un retrait, les gains sont soumis à un prélèvement forfaitaire de 31,4% (12,8% au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux).

Profiter d’une exonération à l’IFI

Autre avantage : durant la phase d’épargne, le PER présente la particularité d’être bloqué (non rachetable) jusqu’à la liquidation des droits à la retraite obligatoire ou jusqu’à ce que l’adhérent atteigne l’âge légal de départ à la retraite. Impossible alors de toucher à cette épargne avant ces échéances, sauf pour l’achat de la résidence principale ou en cas d’accident de la vie (décès du conjoint ou partenaire de pacs, invalidité de l’adhérent de son conjoint ou partenaire de pacs, enfant malade, handicapé ou victime d’un accident grave, surendettement, fin des droits au chômage, liquidation judiciaire).

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