Bourse : faut-il s’intéresser aux secteurs oubliés ?

Assurance vie Banque
6 min
Publié le 19/02/2026

Les secteurs de la santé et la consommation sont les grands oubliés de la récente flambée boursière. Chez Placement-direct.fr, nous avons pris le temps d’analyser la situation.

Bourse : faut-il s’intéresser aux secteurs oubliés ?

Depuis plus d’un an, les marchés actions enchaînent les records. Les grands indices mondiaux ont retrouvé – voire dépassé – leurs sommets. Mais derrière cette performance globale flatteuse, la réalité est plus nuancée : tous les secteurs n’ont pas profité de l’euphorie.

Deux piliers historiques de la cote sont restés à l’écart : la santé et la consommation. Faut-il y voir un signal de faiblesse durable… ou une opportunité qui se construit discrètement ?

Indice

Description

1 an

3 ans

5 ans

MSCI WorldIndice mondial actions+4,27 %+54,14 %+79,16 %
MSCI World Health CareSecteur mondial de la santé-4,19 %+11,60 %+38,24 %
MSCI World Consumer DiscretionarySecteur mondial de la consommation cyclique-10,07 %+37,51 %+32,66 %
MSCI World Consumer StaplesSecteur mondial de la consommation de base+0,84 %+17,23 %+43,81 %

Performances comparées des indices au 10/02/2026, exprimées en euros, dividendes nets réinvestis. Source : Quantalys.
 

La santé : un géant bousculé, pas affaibli

La santé n’est pas un secteur marginal. Elle représente près de 10 % de l’indice mondial MSCI World, et même davantage en Europe. Historiquement, elle est perçue comme un pilier défensif, capable de résister aux cycles économiques.

Pourtant, sur un an, le secteur recule légèrement quand le marché mondial progresse. Pourquoi ce décalage ? Ces dernières années, les incertitudes réglementaires américaines ont pesé lourd. Pressions sur les prix des médicaments, débats budgétaires autour de Medicare et Medicaid, ajustements des politiques publiques… Les investisseurs ont manqué de visibilité.

Dans le même temps, les marges ont été sous tension. Les coûts ont augmenté après la période Covid, tandis que les assureurs et les laboratoires n’ont pas toujours pu répercuter ces hausses.

Enfin, la santé reste un secteur profondément lié à l’innovation. Les annonces d’essais cliniques, les autorisations de mise sur le marché ou les changements de direction peuvent provoquer des mouvements boursiers rapides et parfois brutaux.

Pour autant, parler d’affaiblissement structurel serait excessif.

Les besoins de santé ne disparaissent pas. Le vieillissement démographique se poursuit. Les maladies chroniques progressent. Les investissements en recherche restent massifs.

L’oncologie en est un bon exemple : le médicament Keytruda de Merck a généré plus de 31 milliards de dollars de ventes en 2025. Parallèlement, les traitements contre l’obésité, portés notamment par Eli Lilly, ouvrent un nouveau cycle de croissance mondial.

Les grands laboratoires conservent des atouts solides : forte génération de trésorerie, marges élevées, capacité d’innovation, dividendes réguliers.

Autrement dit : le secteur traverse une phase d’ajustement, pas une remise en cause fondamentale.

Comment s’exposer au secteur santé ?

Les fonds accessibles via nos contrats adoptent des approches différentes.

Certains privilégient l’innovation pure, en investissant dans des entreprises développant de nouveaux traitements ou technologies médicales. C’est le cas notamment de BNP Paribas Health Care Innovators ou Arc Actions Santé Innovante, positionnés sur les sociétés à fort potentiel scientifique.

D’autres adoptent une approche plus globale du secteur, combinant pharmacie, biotechnologie, équipements médicaux et services de santé. BGF World Healthscience ou JPM Global Healthcare s’inscrivent dans cette logique diversifiée, cherchant à capter à la fois croissance et revenus.

Enfin, certains gérants privilégient une sélection de sociétés de grande qualité intégrant des critères environnementaux et sociaux, comme FF Global Healthcare.

Ces fonds présentent un niveau de risque élevé (6/7), reflétant la sensibilité du secteur aux décisions réglementaires et aux avancées cliniques.

Nom du fonds (Code Isin)

1 an (*)

3 ans (*)

5 ans (*)

Disponible au sein des contrats

Candriam Equities L Oncology
(LU1864481624)
19,59 %14,10 %-1,80 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
EdR Fd Healthcare A EUR
(LU1160356009)
-1,54 %-0,43 %15,08 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
BNPP Health Care Innovators
(LU0823416762)
-6,68 %11,57 %25,83 %Placement-direct Essentiel
BGF World Healthscience USD
(LU0122379950)
-6,69 %9,33 %26,46 %Placement-direct Essentiel
BGF World Healthscience EUR
(LU0171307068)
-6,92 %9,16 %26,25 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
JPMF Global Healthcare EUR
(LU1021349151)
-6,98 %0,92 %6,74 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
Arc Actions Santé Innovante
(FR0007028063)
-7,78 %4,15 %19,72 %Placement-direct Essentiel
UBS Dig Health Equity
(LU1683285164)
-12,79 %-8,30 %-50,32 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
FF Global Healthcare
(LU0114720955)
-14,41 %-2,46 %11,25 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct, Placement-direct Essentiel

(*) Performances au 10/02/2026, brutes de frais des contrats. Ces supports d’investissement en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.
 

La consommation : entre arbitrages et résilience

Le constat est similaire du côté de la consommation, qui pèse plus de 15 % de l’indice mondial. Ici aussi, la situation est contrastée.

La consommation dite « cyclique » — automobile, luxe, électroménager, hôtellerie — a souffert. Inflation élevée, taux d’intérêt soutenus et incertitudes politiques ont poussé les ménages à différer les dépenses non essentielles. Sur un an, le secteur accuse un recul marqué.

La consommation « de base », en revanche, a mieux résisté. L’alimentation, les boissons, les produits du quotidien restent nécessaires, quelles que soient les conditions économiques. Mais après plusieurs années d’inflation, les volumes ralentissent. Les consommateurs arbitrent davantage, se tournent vers les marques de distributeurs, et les investisseurs, déçus par une croissance plus modeste, ont réduit leurs positions.

Faut-il pour autant écarter ce secteur ? Certainement pas. Les grandes marques mondiales disposent d’un pouvoir de fixation des prix que peu d’acteurs peuvent revendiquer. Leur capacité à préserver leurs marges, à générer des flux de trésorerie réguliers et à verser des dividendes explique leur résilience historique.

Sur longue période, les actions de consommation de base présentent d’ailleurs une volatilité inférieure à celle du marché global et un rendement moyen supérieur en matière de dividendes.

Elles ne font pas rêver en phase d’euphorie boursière. Mais elles jouent un rôle clé lorsque le cycle se retourne.

Ce que cela signifie pour vous

Les marchés ne progressent jamais de manière uniforme. Ils fonctionnent par rotations : certains secteurs dominent pendant un temps, pendant que d’autres marquent une pause.

Aujourd’hui, la technologie et certains segments de croissance captent l’attention. La santé et la consommation, elles, évoluent plus discrètement.

La question n’est donc pas de savoir pourquoi elles ont sous-performé récemment. Elle est plus stratégique : leurs moteurs de long terme sont-ils remis en cause ?

À ce stade, rien n’indique une rupture structurelle. Pour un investisseur de moyen ou long terme, ces phases de désintérêt peuvent parfois constituer des points d’entrée plus raisonnables, à condition d’accepter la volatilité inhérente aux marchés actions.

Quelles stratégies dans la consommation ?

L’exposition au secteur peut également prendre plusieurs formes. Certains fonds misent sur les grandes marques mondiales, capables de préserver leurs marges grâce à un fort pouvoir de fixation des prix. MSIF Global Brands ou LO Funds World Brands investissent ainsi dans des entreprises reconnues pour la solidité de leurs actifs immatériels.

D’autres ciblent plus spécifiquement le segment haut de gamme, comme Pictet Premium Brands, sélectionnant des sociétés capables d’imposer leurs prix et d’influencer les tendances de consommation.

Enfin, une approche plus thématique consiste à se concentrer sur la chaîne agroalimentaire et la nutrition durable, via des fonds comme Pictet Nutrition ou DPAM Sustainable Food Trends.

Les profils de risque sont généralement intermédiaires (3 à 4 sur 7), tout en restant exposés aux fluctuations des marchés actions.

Nom du fonds (Code Isin)

1 an (*)

3 ans (*)

5 ans (*)

Contrats

DPAM B Equities Sustn Food Trds
(BE0947764743)
-9,61 %-9,12 %-7,56 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
Pictet Premium Brands R
(LU0217138725)
-12,12 %7,37 %24,73 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
Pictet Nutrition
(LU0366534344)
-15,09 %-10,99 %-18,43 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct
LO Funds World Brands
(LU1809976522)
-15,98 %23,69 %8,93 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct, Placement-direct Essentiel
MSIF Global Brands Fund
(LU0119620416)
-23,11 %0,48 %16,01 %Placement-direct Vie, PER Placement-direct, Placement-direct Essentiel

(*) Performances au 10/02/2026, brutes de frais des contrats. Ces supports d’investissement en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures.

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