Pourquoi les Français épargnent-ils autant ?
Dans une publication récente, la Banque de France s’est penchée sur un phénomène qui intrigue : le niveau particulièrement élevé de l’épargne des ménages français.
La rémunération du livret réglementé vient de baisser à 1,5%. Un taux d’intérêt qui, même en tenant compte de l’imposition, est inférieur au rendement moyen du fonds en euros.

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Le taux du Livret A va encore s’éroder. Dans un communiqué diffusé le 15 janvier 2026, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a annoncé que la rémunération du livret d’épargne réglementé (dont les paramètres sont déterminés par les pouvoirs publics) allait être fixée à 1,5 % à compter du 1er février prochain. Il s’agit de la troisième baisse en 12 mois, après celle du 1er février 2025 où le taux est passé de 3 % à 2,4 % et celle du 1er août dernier où il a de nouveau reculé à 1,7 %.
Cette érosion s’explique par la baisse continue de l’inflation (la hausse des prix est tombée à 0,8 %) sur laquelle la rémunération du Livret A est partiellement indexée. Le gouvernement a toujours la possibilité de déroger à la règle de revalorisation. Mais compte tenu du fort taux d’épargne des ménages (18,3 % au 2ème trimestre 2025, selon les dernières données de l’Insee), il n’a pas souhaité donner un « coup de pouce » au Livret A. L’exécutif voit, en effet, dans le faible taux du livret chouchou des Français un moyen de les inciter à moins épargner et à davantage dépenser, alors que la consommation intérieure est atone.
Il n’est pas sûr que ce vœu soit exaucé. Selon les statistiques les plus récentes, si le Livret A a connu une décollecte en septembre, octobre et novembre derniers, l’assurance vie ne cesse, elle, de battre les records depuis la rentrée. Or, la nouvelle baisse à venir de la rémunération du livret réglementé devrait amplifier ce mouvement de vases communicants. Certes, le Livret A est totalement défiscalisé. Mais, même en appliquant la « flat tax » à 30 %, le fonds en euros de l’assurance vie, qui bénéficie d’une garantie en capital à tout moment, s’avère plus compétitif.
Avec un rendement moyen attendu à 2,65 % en 2025 (les taux des fonds euros sont communiqués avec un an de décalage) selon le cabinet de conseil Fact & Figures qui fait autorité, et en supposant un rendement peu ou prou stable en 2026, la rentabilité de ce support sécurisé (le capital est garanti par l’assureur) ressort à 1,8 % nette d’imposition. Elle peut même être plus élevée si le contrat d’assurance vie a été ouvert depuis plus de huit ans.
En cas de retrait (appelé « rachat »), les 4 600 premiers euros de gains pour les personnes célibataires ou les 9 200 premiers euros de gains pour les personnes mariées ou pacsés ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu, mais juste assujettis aux prélèvements sociaux (CSG, CDRS, prélèvement de solidarité) à 17,2 %.
En outre, que le contrat ait plus ou moins de huit ans, les intérêts annuels du fonds euros supportent également uniquement les prélèvements sociaux (PS) « au fil de l’eau » (tous les ans) en l’absence de rachat. En appliquant les seuls PS, la rémunération nette du fonds euros s’élève alors à 2,2 %.
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