La loi de finance pour 2026 a introduit de nouvelles règles pour le Plan épargne retraite (PER). Jusqu’à présent aucune limite d’âge ne conditionnait l’avantage fiscal du dispositif. Désormais, les versements déductibles sont autorisés, mais jusqu’à l’âge de 70 ans seulement. Au-delà et si le contrat le permet, il est toujours possible d’alimenter son PER mais uniquement par des versements non déductibles.
Une question se pose alors : quel serait l’intérêt pour un épargnant de plus de 70 ans de réaliser des versements non déductibles sur son Plan ? Alimenter un contrat d’assurance vie, grand frère du PER, apparait plus opportun grâce à une fiscalité en cas de retrait et de décès plus avantageuse. Mais d’autres atouts peuvent être mis au crédit du PER.
Bénéficier d’un fonds en euros plus rémunérateur
De nombreuses compagnies d’assurance annoncent un taux de participation aux bénéfices attractif sur le fonds en euros de leur PER et souvent supérieur à celui de leurs contrats d’assurance vie.
En effet, depuis le 1er janvier 2023 l’actif d’un PER profite d’un cantonnement, très souvent via la création d’un fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS).
Ce FRPS a comme avantage de bénéficier d'un cadre règlementaire adapté à la durée longue des investissements inhérente aux contrats de retraite. L’assureur a ainsi plus de marge de manœuvre afin de réaliser une allocation d’actifs de long terme plus dynamique et donc potentiellement plus performante que sur le fonds en euros d’un contrat d’assurance vie.
En outre, le cantonnement implique que la compagnie redistribue le résultat technique et financier réalisé au sein dudit canton, sans risque de transfert des bénéfices vers d’autres typologies de contrats gérés par l’assureur…
Découvrez la tribune de Gilles Belloir