Banques et services financiers : un secteur clé délaissé ?
En Bourse, l’attention des investisseurs se porte beaucoup sur les champions de la Tech. Pourtant, les banques et services financiers y occupent également une place de choix.
Près d'un détenteur de contrat d'assurance vie sur deux a souscrit dans l'optique de léguer son patrimoine. Un engouement qui s'explique par un cadre juridique et fiscal unique et avantageux.

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L'assurance vie n'est pas seulement perçue comme un placement pour faire fructifier ses économies. D’après l’étude annuelle sur l’assurance de la fédération professionnelle France Assureurs dévoilée le 25 mars 2026, 46 % des détenteurs d'un contrat l'ont souscrit en ayant en tête la transmission de leur patrimoine.
Cet objectif est cité comme premier motif de souscription par 18 % des assurés, à égalité avec la préparation à la retraite, et juste derrière la valorisation du capital (19 %). Il devance nettement le soutien financier aux proches (13 %), le financement des dépenses imprévues (10 %), la couverture d'une éventuelle perte d’autonomie (9 %), l'achat d’un bien immobilier (4 %) et le financement des études supérieures des enfants (3 %).
L'un des atouts majeurs de l'assurance vie réside dans la clause bénéficiaire : le souscripteur désigne librement la ou les personnes qui percevront les capitaux à son décès, sans que celles-ci aient à justifier d'un lien familial ou marital avec lui. Ce mécanisme permet de contourner les règles classiques de dévolution successorale, qui réservent en priorité la transmission au conjoint et aux enfants.
Mais c’est sur le plan fiscal que l'assurance vie révèle tout son intérêt. Les sommes issues des primes versées avant les 70 ans du souscripteur sont transmises en franchise d'impôt jusqu'à 152 500 euros par bénéficiaire désigné. Au-delà, la fraction comprise entre 152 500 euros et 852 500 euros est taxée à 20 %, puis à 31,25 % pour la part excédant ce second seuil.
Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement fiscal tombe à 30 500 euros, partagé cette fois-ci entre l'ensemble des bénéficiaires. La fraction excédant cette franchise est soumise aux droits de succession habituels, dont le taux varie selon le lien de parenté. Le conjoint survivant et le partenaire de Pacs désigné par testament restent, quant à eux, totalement exonérés.
Même dans ce cadre plus contraint, l'assurance vie demeure nettement plus avantageuse que le régime commun. Cela est particulièrement vrai pour les personnes extérieures à la famille, frappées d'un taux de 60 % en droit successoral ordinaire.
L'assurance vie ne saurait toutefois devenir un instrument de déshéritement. Les enfants bénéficient d'une réserve héréditaire garantie par la loi. Celle-ci correspond à la moitié du patrimoine en présence d’un enfant, aux deux-tiers avec deux enfants et aux trois quarts avec trois enfants et plus. Si les primes versées sur le contrat d’assurance vie apparaissent « manifestement exagérées » au regard de la situation patrimoniale et personnelle du défunt, ses héritiers peuvent saisir la justice afin que les capitaux soient réintégrés dans la succession et soumis aux règles de droit commun.
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