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5 pilotes automatiques pour mieux gérer votre assurance vie

Trop d’épargnants négligent la gestion de leurs placements en assurance-vie. Après une intense réflexion pour déterminer comment répartir leurs versements au moment de la souscription de son contrat, on oublie souvent qu’il est important de surveiller régulièrement si cette répartition demeure adaptée, et de la faire évoluer en fonction de l’évolution des marchés financiers, ou de sa situation et de ses projets personnels.

Pour ceux qui ne veulent pas s’en occuper eux-mêmes, les assureurs ont mis au point des options de pilotage automatique. Au lieu de confier un mandat de gestion à un professionnel qui gère vos placements pour vous, ces options permettent d’effectuer des arbitrages automatiquement entre le fonds en euros et les unités de compte en fonction de leurs évolutions, sans vous en occuper.

Voici les 5 principales options d’arbitrages automatiques proposées dans la plupart des contrats d’assurance-vie multisupports modernes, en fonction de différents objectifs.

                               

1- Préserver la répartition choisie entre ses placements

Le principe : La composition d’un contrat d’assurance-vie multisupports diversifié avec une part d’unités de compte ne cesse d’évoluer, en fonction des performances respectives des supports choisis, et de la rentabilité du fonds en euros.

Prenons un exemple. Si vous placez 100 000 euros également répartis à 50% sur le fonds en euros et 50% en unités de compte, cette répartition évoluera toute seule même si vous ne faites rien, en fonction de l’écart de performance entre le fonds en euros et les unités de compte (UC) (lire graphique). Les options de « rééquilibrage » visent à effectuer des arbitrages pour ajuster régulièrement la part des différents supports afin de conserver leur répartition d’origine.

Pour qui ? Cette option est bien adaptée pour les épargnants ayant déterminé une répartition de risques qu’ils veulent conserver.

Comment ? A échéance régulière selon les options (mensuelle, trimestrielle, etc.), l’assureur compare le poids des différents supports et déclenche des arbitrages pour réduire automatiquement la part des supports ayant pris le plus de poids pour rétablir la répartition initiale.

Avantages : Ce mécanisme d’ajustement permet de lisser les à-coups des marchés financiers, en vendant plutôt les supports ayant monté le plus fortement, au profit de ceux moins performants.

Inconvénients : En cas de baisse des marchés, le mécanisme d’ajustement puise dans le fonds en euros pour augmenter la part des supports dynamiques, ce qui réduit leur prix de revient mais réduit aussi le montant absolu de capital en sécurité sur le fonds en euros.

 

2- Dynamiser son contrat sans réduire le capital sécurisé

Le principe : Le capital placé sur le fonds en euros de votre contrat produit chaque année des intérêts. Placer ces intérêts dans d’autres supports permet de dynamiser ses placements sans réduire le capital à l’abri des fluctuations sur le fonds en euros.

Pour qui ? Beaucoup d’épargnants sont attachés à la sécurité de leurs placements en assurance-vie. Avec la baisse de rendement des fonds en euros, certains aimeraient diversifier davantage leurs contrats sur des placements plus dynamiques, mais en conservant intégralement le capital placé sur leur fonds en euros sans risque.

Comment ? Plutôt que de laisser les intérêts s’accumuler chaque année sur votre fonds en euros, l’option de dynamisation permet d’investir automatiquement les intérêts gagnés avec votre fonds en euros, sur un ou plusieurs supports en unités de compte de votre choix.

Avantages : Le capital placé en sécurité sur le fonds en euros demeure protégé des fluctuations tandis que les intérêts produits par ce capital, réinvestis sur des placements plus dynamiques, sont susceptibles à leur tour de générer des gains supérieurs à ceux qu’ils auraient rapporté sur le fonds en euros.

Inconvénients : Les arbitrages liés à cette option n’ont lieu qu’une fois par an, ils portent sur des montants modestes, équivalents aux gains du fonds en euros nets de prélèvements, soit moins de 2% de votre contrat dynamisé chaque année. Selon les assureurs, cette option ne fonctionne qu’à partir de seuils relativement élevés (par exemple 10 000 € sur le fonds en euros).

 

3- Dynamiser progressivement son contrat avec des unités de compte

Le principe : Vu les fluctuations des marchés financiers, il est souvent prudent d’étaler ses investissements en unités de compte dans le temps. Les options de dynamisation progressive permettent de transférer l’argent mis en attente sur le fonds en euros par arbitrages successifs.

Pour qui ? La dynamisation progressive du fonds en euros est une alternative à l’investissement programmé. Cette option est bien adaptée aux épargnants souhaitant étaler le transfert d’un placement de trésorerie sécurisé vers des placements dynamiques au sein de leur assurance-vie.

Comment ? Selon les assureurs, cette option permet de programmer des arbitrages pour sortir du fonds en euros et investir dans des supports en unités de compte, pour des montants et selon une périodicité fixée à l’avance, par exemple mensuelle ou trimestrielle.

A noter que les services de versement programmés sont une alternative au transfert progressif du fonds en euros vers des unités de compte. Avec l’investissement programmé, vous alimentez votre assurance-vie par prélèvement automatique sur votre compte courant sans y penser, en choisissant les montants, périodicités et fonds qui vous conviennent.

Lire l’article l’investissement régulier atténue les aléas des marchés

Avantages : Ce pilotage automatique permet de dynamiser son contrat plus fortement en passant du fonds en euros vers les unités de compte. La progressivité réduit le risque d’acheter ces placements au plus haut.

Inconvénients : Les supports en unités de compte peuvent baisser, contrairement au fonds en euros. Même en étalant les transferts, la période de dynamisation progressive peut ne pas être la plus favorable si les supports choisis baissent par la suite.

 

4- Sécuriser régulièrement les plus-values de ses unités de compte

Le principe : Quand les marchés financiers montent, les détenteurs d’assurances-vie en unités de compte oublient parfois de mettre une partie de leurs gains à l’abri. Les options de sécurisation permettent de transférer automatiquement les gains des supports dynamiques vers le fonds en euros.

Pour qui ? La sécurisation des gains s’adresse en priorité aux épargnants ayant déjà un niveau de diversification élevé de leur assurance-vie. Cette option permet d’automatiser les prises de bénéfices sur les fonds les plus risqués.

Comment ? Vous déterminez un seuil de gain (à partir de 5 ou 10% selon les assureurs) et les supports concernés. Si ces supports atteignent le seuil de gain que vous avez fixé, le pilote automatique transfère les gains constatés vers le fonds en euros en réduisant vos investissements dans les supports gagnants à leur niveau initial.

Avantages : Ce service aide à mettre ses gains à l’abri au gré des hausses, afin de mieux protéger son contrat contre les replis récurrents des marchés financiers.

Inconvénients : Selon les assureurs, cette option ne fonctionne qu’à partir de seuils relativement élevés (par exemple 1 000 € de gains à arbitrer minimum sur l’unité de compte concernée).

 

5- Vendre les supports en baisse pour endiguer les pertes

Le principe : En cas de turbulences des marchés financiers, vendre les supports en baisse permet d’endiguer les pertes. Les options d’arbitrages automatiques en cas de moins-value visent à sortir des placements perdants, pour replacer l’argent sur le fonds en euros.

Pour qui ? L’option d’arbitrage en cas de moins-value s’adresse aux épargnants acceptant les risques des unités de compte jusqu’à un certain point, quitte à se priver de leur potentiel de rebond après une baisse.

Comment ? Vous déterminez un seuil de baisse (à partir de 5 ou 10% selon les assureurs) et les supports concernés. Si ces supports atteignent le seuil de baisse que vous avez fixé, le pilote automatique déclenche un arbitrage pour sortir des supports en baisse, et replacer le capital obtenu sur le fonds en euros.

Il existe généralement deux variantes de cette option : vente en cas de moins-value absolue ou de moins-value « relative ». Dans le premier cas, on vend si le support concerné est en perte, dans l’absolu, par rapport au prix de revient. Tandis que dans le second cas, on vend le support concerné s’il est en perte « relative » par rapport à son dernier sommet.

Avantages : L’arbitrage en cas de moins-value permet de sécuriser automatiquement le capital, en le replaçant sur le fonds en euros après une baisse des unités de compte choisies.

Inconvénients : En sortant des supports ayant baissé, on se prive de leur potentiel de hausse en cas de reprise des marchés. L’arbitrage étant déclenché après la baisse (en général 3 ou 4 jours après la constatation de la moins-value), la perte peut être plus ou moins élevée que le seuil fixé, en fonction de l’évolution du support. Autre inconvénient : selon les assureurs, cette option peut être automatiquement annulée lors d’un arbitrage réalisé sur le contrat. Il convient donc de penser à remettre en place l’option après réalisation de l’arbitrage.

 

Autour de principes communs, ces options de pilotage automatique et leurs modalités de mise en œuvre varient d’un contrat à l’autre. Pour en savoir plus, lire aussi : Les options d’arbitrages automatiques chez Placement-direct.fr

 

Pour toute question sur votre assurance-vie, contactez Placement-direct.fr :
- par téléphone au 01 53 32 73 32
- via notre formulaire de contact

Publié le 11/04/2019