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Comment investir aux Etats-Unis via mon assurance-vie ?

Les fonds en actions américaines ont été les plus performants ces dernières années. Quel choix pour y investir dans les contrats d’assurance-vie de Placements-direct.fr ?

Sur les neuf premiers mois de 2018, les fonds d’investissements en actions américaines se démarquent avec une hausse moyenne de 11,2%, contre -2,4% pour la moyenne des fonds en actions françaises, -3,8% pour les fonds en actions de la zone euro et -10% pour ceux spécialisés dans les pays émergents, selon Quantalys.

Les clients de Placement-direct.fr disposent de nombreuses options pour diversifier leurs contrats d’assurance-vie avec une part d’investissements sur les marchés financiers américains.

On recense une vingtaine d’unités de compte constituées de fonds d’investissements en actions américaines dans le contrat Kapital Direct, et trois douzaines dans le contrat Darjeeling, dont six sont disponibles dans les deux contrats, Kapital Direct et Darjeeling.

6 fonds d’actions US communs aux 2 contrats

Nom du fonds (société de gestion)

Code Isin

Lyxor ETF Dow Jones Industr Avrg D€ A/I (Lyxor)

FR0007056841

Lyxor ETF NASDAQ-100 D-EUR A/I (Lyxor)

FR0007063177

EdRF US Value & Yield A-EUR Acc (Edmond de Rothschild)

LU1103303167

Tocqueville Value Amérique P (Tocqueville)

FR0010547059

R Conviction USA C (Rothschild/HDF)

FR0011212547

Parvest Equity USA Mid Cap C EUR (BNP Paribas)

LU0251807045


Sur la cinquantaine de fonds en actions américaines disponibles dans l’un ou l’autre contrat, il est intéressant d’observer leur profil de risque.

Comme la plupart des fonds d’investissements en actions internationales, les fonds en actions américaines ont un indicateur synthétique de risque/rentabilité assez élevé. Sur une échelle de 1 à 7, la plupart des fonds d’actions américaines accessibles dans les contrats de Placement-direct.fr ont un niveau de « rendement-risque » (synthetic risk/reward indicator, en anglais, ou SRRI) de 5 ou 6. Et même 7 pour le fonds Lyxor ETF Dow Jones Industrial Average, qui suit l'indice emblématique de Wall Street, selon la base de données Quantalys.

Une autre façon concrète d’appréhender les risques de ces placements est d’observer la perte maximale enregistrée par ces fonds au cours des cinq dernières années, c’est-à-dire la baisse la plus forte qu’un souscripteur a pu connaître avant un rebond, entre octobre 2013 et septembre 2018.

Mesurer les risques de perte

Il y a eu peu de baisses durant ces années de hausse presque ininterrompue des actions américaines, mais les marchés ont tout de même enregistré des replis passagers. Ces pertes maximales se sont étalées entre -13,4% pour le fonds iShares S&P 500 euro hedged (code IE00B3ZW0K18) de BlackRock, et -36,3% pour le fonds EdRF - US Value & Yield A-EUR Acc (code LU1103303167), d’Edmond de Rothschild.

Les performances des fonds d’investissements calculées par la société d’analyse Quantalys incluent les frais de gestion prélevés à l’intérieur de ces fonds, mais ne tiennent pas compte des frais de gestion des contrats d’assurance-vie sur les unités de comptes, variables selon les contrats. Ces frais sont de 0,6% par an dans les contrats Darjeeling et Kapital Direct.

Attention, les baisses maximales observées depuis cinq ans n’indiquent pas une limite de perte. Comme d’autres, ces fonds ont pu connaître des baisses plus fortes précédemment et pourraient baisser davantage à l’avenir, c’est seulement un constat sur cinq ans. Dans les deux cas mentionnés, par exemple, les fonds sont exposés à des risques un peu différents. Le fonds Edmond de Rothschild US Value & Yield avait fortement chuté entre novembre 2015 et février 2016 dans le sillage du baril de pétrole (descendu à moins de 30$ en février 2016), car il accorde plus de place aux groupes pétroliers. Tandis que le fonds iShares S&P 500 euro hedged est plus diversifié dans tous les secteurs, avec en plus une couverture de change pour neutraliser les évolutions du dollar américain par rapport à l’euro.

Les indices américains Dow Jones, S&P500 et Nasdaq-100



Concrètement, le fonds iShares S&P 500 euro hedged (code IE00B3ZW0K18) de BlackRock (courbe bleue foncé dans le graphique ci-dessus), suit les fluctuations de l’indice S&P 500 sans l’impact des variations de change, avec des frais de gestion limité à 0,2% par an. Il est disponible dans le contrat Kapital Direct. Les souscripteurs du contrat Darjeeling ont à leur disposition un autre fonds tracker Lyxor S&P 500 ETF D-EUR (code LU0496786574), suivant le même indice S&P 500, mais sans couverture de change, avec seulement 0,15% de frais de gestion par an (courbe verte dans le graphique ci-dessus).

Les écarts de performances de ces deux fonds sont essentiellement liés aux fluctuations du dollar par rapport à l’euro. Sur cinq ans, par exemple, le dollar a monté de 16,7% par rapport à l’euro, et l’indice S&P 500 a gagné 73% sans compter les dividendes. Résultat, le fonds iShares S&P 500 euro hedged a monté de 71,6% sur cette période, tandis que le Lyxor S&P 500 ETF D-EUR (code LU0496786574) gagnait 121%. Sur dix ans, au 9 octobre 2018, le tracker suivant l’indice S&P 500 a gagné un peu plus de 150% avec couverture de change, contre près de 250% sans couverture de change, mais avec des secousses plus fortes.

Répartition de l’indice S&P500 par secteurs

Les fonds suivant l’indice Nasdaq des valeurs de croissance accordent plus de poids aux valeurs technologiques. Ils ont profité de la flambée des géants du web, les Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft (parfois appelés sous l’acronyme GAFAM).

Sur la cinquantaine d’unités de compte en actions américaines disponibles dans les contrats Darjeeling ou Kapital Direct, la plus forte hausse sur huit ans revient au fonds tracker Lyxor Nasdaq-100 ETF D Eur (code FR0007063177), avec un gain de 364% sur huit ans, au 9/10/2018, selon Quantalys. Mais les valeurs technologiques du Nasdaq sont aussi plus exposées aux bourrasques sur les marchés : ce fonds suivant l’indice Nasdaq-100 a ainsi connu des chutes de 38% en 2008 et de 46% en 2002, lors de l’éclatement de la première bulle des valeurs de technologie, média et télécommunications (dites TMT).

Répartition de l’indice Nasdaq-100 par secteurs

D’autres fonds spécialisés dans les actions américaines accessibles dans les contrats de Placement-direct.fr ont connu des parcours moins fluctuants que ceux spécialisés dans les valeurs technologiques du Nasdaq.

Toujours dans une optique d’évaluation des risques encourus par ces fonds dans le passé, il est intéressant d’observer lesquels avaient le mieux résisté aux krachs de 2002 et 2008. Seuls trois fonds avaient perdu moins de 30% en 2008, avec des reculs de -24,8% pour MSIF US Advantage A Eur C (code LU0225737302) de Morgan Stanley IM ; -27,8% pour Lazard Actions Américaines A (FR0007074695), et -29% pour le tracker Lyxor Dow Jones (FR0007056841). Ce dernier était également parmi les fonds ayant le moins baissé au sein de cet échantillon lors du krach de 2002, avec un repli de 26,4%.

Parmi la vingtaine de fonds créés avant 2002, et proposés aujourd’hui dans les contrats phare de Placement-direct.fr, on remarque la résistance de plusieurs fonds spécialisés dans la recherche d’actions décotées par rapport à la valeur économique des entreprises, dites « value » en anglais. Le fonds Edmond de Rothschild US Value & Yield (code LU1103303167) avait ainsi limité son repli à 16% en 2002, et Tocqueville Value Amérique P (FR0010547059) à -30,3%, à comparer au plongeon de 46% du tracker Lyxor Nasdaq-100 cette même année. Les valeurs de technologie et télécom sont limitées à respectivement 7,5% dans le portefeuille du fonds Edmond de Rothschild US Value & Yield et 12,2% dans Tocqueville Value Amérique.

Tocqueville Value Amérique

 

Parmi les fonds de création plus récente, on note les bons scores de MSIF US Advantage A Eur C (code LU0225737302) de Morgan Stanley IM, un des meilleurs fonds d’actions américaines sur dix ans à fin septembre 2008, selon Quantalys.

Cinq premières valeurs du fonds MSIF US Advantage

Alphabet (qui possède Google) représente 4,71% du fonds MSIF contre 3% de l’indice S&P500.

Au bout du compte, malgré les krachs de 2002 et 2008, les résultats à fin septembre 2018 sont honorables pour la plupart des fonds en actions américaines ayant assez d’antériorité pour avoir survécu aux crises sur longue période. Depuis fin 2001, les gains sont ainsi de +93% pour Tocqueville Value Amérique P, +117% pour AXA Amérique Actions (FR0000447807), et +143% pour Edmond de Rothschild Fund US Value & Yield.

Les fonds trackers ayant un historique suffisamment long demeurent cependant dans le peloton de tête sur cette période (fin 2001-septembre 2018), avec un gain de 174% pour le tracker Lyxor Dow Jones et de 251% pour le tracker Lyxor Nasdaq-100.

Lire aussi : Placements, faut-il redécouvrir l'Amérique ?

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Publié le 22/10/2018